Le Château de Revel

 

Historique

Grâce au travail d’une association préservant la mémoire du château, il est possible d’en retracer l’historique dont ne seront évoquées ici que quelques dates.

S’il est fait mention d’une famille « de Revel » dès le XIIe siècle, il faut attendre le XIVe – 1309 – pour qu’un château soit mentionné. A cette date, les localités et seigneuries environnant Grenoble sont dès lors contrôlées par la puissante famille Alleman. A la suite de divers remous liés au « transport » du Dauphiné au royaume de France et quelques velléités avec les comtes de Genève, le château se voit agrandi et pourvu d’une chapelle au XVe siècle. Celle-ci sera implantée dans la basse-cour.

Lorsqu’au XVIIe siècle la famille Alleman s’éteint, le château est abandonné et devient la propriété du Baron d’Uriage et changera encore de propriétaire au XVIIIe siècle.

Après la Révolution Française et le démantèlement de la seigneurie par les Révolutionnaires, le château est vendu comme bien national en 1801 et devient – à l’instar de l’essentiel de nos monuments – une carrière de pierres.

 

 

Les vestiges

Le château était pourvu d’un système défensif lié, au nord, au terrain naturel abrupt et au sud par un rempart avec glacis.

 

Une basse cour, dépourvue de ses anciennes constructions, s’offre à l’issue d’une petite montée. Les traces de la chapelle ne sont plus visibles.

 

Le château en lui-même est composé de deux parties accolées ainsi que d’une tour ronde qui serait un escalier à vis datant du XVe (venant peut-être perturber une baie qui fut condamnée).

 

Dans la partie la plus ancienne (à l’est) se distingue nettement l’emplacement des poutres qui permettaient l’installation d’un plancher divisant l’élévation en deux étages.

 

La ruine ne s’offre que facilement aux interprétations d’autant que le sol est exhaussé par les galets et décombres accumulés au cours des siècles d’abandon et de récupération ainsi qu’on le constate dans la partie ouest, un peu plus récente.

 

Si l’on ne peut que deviner les deux étages dans cette partie, on ne peut qu’être saisi par l’imposante cheminée sur la gauche. L’autre face de ce mur présentant une porte sous cette cheminée.

 

 

Pour qui cherche des sensations fortes, cette ruine n’est peut-être pas la plus indiquée. Longtemps délaissée, les murs s’offrent en lambeaux dépourvus de leur revêtement. Et pourtant l’on ne peut qu’apprécier le charme de cette ruine aux murs bien assisés et noter ses beaux encadrements de portes, arcs en plein cintre, brisé ou segmentaire.

 

On le pressent à la vue des photographies, bien plus qu’un simple poste de guet, il s’agissait d’un puissant château.

 

 

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