Matrice de Harris

 

 La matrice de Harris 

 

( dans ce chapitre, des images ont été mises mais ne sont pas passée lors de la copie du fichier sur le site. Le numéro des figures sera cependant écrite et il faudra cliquer sur le lien suivant pour les voir : http://img191.imageshack.us/img191/1519/uscomplet.png)

Le diagramme de Harris s'inspire de la stratigraphie. Cette méthode est née dans les années 1970 en Grande-Bretagne. Les archéologues sont confronté à des problèmes : les différentes phases d'occupation, d'abandon, constituent autant de couche que l'archéologue va différencier. Il s'agit donc de rétablir l'ordonnancement entre les différentes couches pour établir une chronologie du site.

Pour établir cette chronologie du site, les dessin de coupes stratigraphiques ne suffisent pas. C'est en 1973, qu'Edward Harris créé la « Harris Matrix » : la matrice de Harris que l'on appelle aussi diagramme. Le principe est de regrouper sur un même document les différentes couches qui sont reliées par des traits indiquant alors un régime d'antériorité, de postériorité et de synchronisation en fonction de contact physiques de superposition, recoupement,...

 

Il existe trois relations basiques permettant de constituer la matrice de Harris. Dans ces ces exemples, 1, 2, 3  sont des US (unité stratigraphiques) quelconques.

 

2 antérieure à 1. cela se matérialise ainsi :

 figure a.

Un est donc postérieur, c'est à dire, plus récent que 2. Maintenant rajoutons une US appelée 3 qui est antérieure à 2.

 figure b.

 

Ainsi si 3 est antérieure à 2 et que 2 est antérieur à 1 alors 3 est antérieur à 1. On reprensente cela ainsi :

 figure c..

voilà qui est pour le régime d'antériorité et de postériorité. Il existe des configuration, en revanche qui sont ainsi : 1 à côté de 2, sans qu'il n'existe de lien physique entre eux (ils ne se touchent pas). Cela peut se comprendre notamment dans le cas où ils seraient séparés par un mur, une fosse, une route, etc. On les note comme deux US séparées que l'on va représenter ainsi :

 figure d.

Mais on peut éventuellement les rapprocher de différentes manières :

-les différentes vestiges retrouvés et leur datation(tesson de céramiques, etc.)

-composition de la couche (galets, cailloutis, etc.)

Mais il est tout à fait possible que ce soit deux US totalement différentes. Dans ce cas, il est plus de chances qu'elles soient dans un régime d'antériorité et de postérité et non pas de synchronisation, même si cela reste possible.

Dans le cas où on peut les rassembler on le fait figurer ainsi :

 figure e.

Cependant, si l'on est pas sûr, on peut aussi rajouter un point d'interrogation au-dessus des deux barres qui relient les deux US.

 

EXEMPLE CONCRET

 

Voici un exemple qui reprend toutes ces différentes relations stratigraphiques ;

 figure f.

3 = creusement de la tranché du mur 9

5 = sol fonctionnant avec le mur 9

Ici, 1 est antérieur a 2, qui l'est a 8. 4 est postérieur a 8. 7 et 6 sont postérieurs à 4. Ils semblent synchrones. On les met donc sur la même ligne car rien ne permet de les dater ici. 3 coupe 7 et 6. Il est donc postérieur. 9 est le remplissage, donc postérieur à trois. 5 est un sol fonctionnant avec le mur, donc postérieur à ce dernier.

 

Voici le diagramme correspondant :

 

 figure g.

 

Sources :

François Djindjian, Bruno Desachy, « Sur l'aide au traitement des données stratigraphiques des sites archéologiques » In: Histoire & Mesure, 1990 volume 5 - n°1-2. pp. 51-88.

http://www.archeologie-et-patrimoine.com

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site