Fiche sépulture

 Voici un exemple de fiche sépulture. 

 

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 Image prise sur www.persee.fr dans l'article de : Patrice Courtaud, Anthropologie de sauvetage : vers une optimisation des méthodes d'enregistrement. Présentation d'une fiche anthropologique In: Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, Nouvelle Série, tome 8 fascicule 3-4, 1996. pp. 157-167.

 

 ’archéo-thanatologie consiste à fouiller, analyser et étudier en laboratoire des vestiges osseux issus de fouilles à la lumière des données archéologiques. Pour y parvenir, il est nécessaire de comprendre la stratigraphie, de connaître les techniques de fouille et d’enregistrement. Son objectif est de définir la nature de la sépulture (primaire, secondaire), le mode de décomposition de l’individu (en espace vide ou colmaté) mais aussi de renseigner les modalités du rituel. Pour tenter de les déterminer, restituer la position initiale de l’individu est primordial. Or, plusieurs phénomènes ont pu le perturber depuis sa mise en place.

L’approche taphonomique d’une sépulture est l’analyse de l’ensemble des processus qui affectent les restes humains depuis le dépôt des ossements. Ils peuvent être naturels, anthropiques, ou encore liés à la décomposition du cadavre. Lors de l’étude taphonomique, dont l’objectif est de restituer les gestes de la population inhumante vis-à-vis de ses défunts, il s’agit de percevoir la sépulture comme un gisement à part entière : l’os n’est pas un objet sériel. Il faut non seulement prendre en compte la stratigraphie interne de la tombe mais aussi son environnement.

Des compétences en archéologie et en anthropologie sont requises pour réaliser l’étude taphonomique et architecturale.

La fouille étant destructrice, enregistrer les données est crucial. Pour cela, des fiches anthropologiques sont établies et adaptées en fonction des situations rencontrées. Elles existent pour les différents stades de maturation : fœtus, immature, adulte.

Dans le cas, relativement « simple » d’une inhumation primaire individuelle, il s’agira tout d’abord de remplir une fiche de conservation adaptée au stade de maturation en colorant les ossements et dents encore présents (page 1 de la fiche). Ensuite, les données à renseigner portent sur l’architecture de la tombe, du mobilier associé éventuellement mis au jour, de l’état de conservation (qualité des ossements présents) et de représentation (quantité des ossements présents) de l’individu. Puis, la suite de la fiche permet de détailler l’état des connections anatomiques, les pendages, les positions des membres (fléchis ou étendus), les mouvements (rotation, bascule), les contraintes. Enfin, pour anticiper une éventuelle détérioration du matériel sitôt prélevé, des observations biologiques (estimation de l’âge au décès, détermination du sexe de l’individu), pathologiques, biométriques et de possibles variations anatomiques non pathologiques sont réalisées sur le terrain-même d’après des méthodes et références reconnues dans et par la communauté scientifique. Pour finir, il est recommandé de rédiger une synthèse, à illustrer de schémas si besoin, reprenant les éléments les plus importants, de les interpréter pour conclure à un mode d’inhumation.

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